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	<title>YvesCruchten.lu &#187; fonction publique</title>
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	<description>Blog vum Yves Cruchten</description>
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		<title>Qui a peur de l&#8217;Etat fort ?</title>
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		<pubDate>Wed, 27 May 2009 09:32:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yves.cruchten</dc:creator>
				<category><![CDATA[Walen'09 (Chronik)]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise économique et financière qui sévit actuellement, génère un chômage massif, un appauvrissement du tissu industriel et un sentiment général d&#8217;indignation et de déprime. Cette désastreuse situation, nous la devons à la voracité d&#8217;un système financier ultralibéral qui, devant l&#8217;indifférence générale des pouvoirs publics, a jeté des millions de gens à travers le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La crise économique et financière qui sévit actuellement, génère un chômage massif, un appauvrissement du tissu industriel et un sentiment général d&#8217;indignation et de déprime.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette désastreuse situation, nous la devons à la voracité d&#8217;un système financier ultralibéral qui, devant l&#8217;indifférence générale des pouvoirs publics, a jeté des millions de gens à travers le monde dans la précarité. En raison des manquements graves constatés dans le secteur de la concurrence, l&#8217;Etat doit assumer un rôle régulateur pour pallier ces déficiences.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, les garanties étatiques offertes récemment à nos banques et la volonté de remédier aux soi-disant parachutes dorés des dirigeants d&#8217;entreprises, sont louables. Mais est-ce vraiment cela notre réponse à cette crise ? N&#8217;affrontons-nous pas une crise beaucoup plus profonde ?</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, les citoyens se sentent impuissants, désarmés, abandonnés. La politique des dernières décennies en Europe, menée par les forces de droite, leur a fait perdre confiance en l&#8217;Etat. En effet, dans un monde de plus en plus globalisé, celui-ci ne semble plus assumer son rôle de protecteur et de régulateur.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-763"></span>Les hommes et femmes politiques de droite découvrent maintenant eux-aussi, les vertus d&#8217;un Etat fort. Mais n&#8217;est-ce pas qu&#8217;un feu de paille, car il est fort à craindre qu&#8217;ils se laisseront vite tenter par l&#8217;appât du gain rapide que promettent la dérégulation des marchés, la libéralisation et la privatisation des services publics ?</p>
<p style="text-align: justify;">Afin d&#8217;atténuer les effets de la crise, nous devrons d&#8217;abord réconcilier les citoyens avec l&#8217;Etat. Ils devront retrouver confiance en un Etat qui gère les deniers publics en bon père de famille :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>- un Etat transparent où les citoyens peuvent retracer facilement les dépenses étatiques;</li>
<li>- un Etat où les projets d&#8217;infrastructures ne se soldent pas par un dédoublement du devis initial;</li>
<li>- un Etat qui assume lui-même la surveillance des marchés et ne l&#8217;abandonne pas à des «rating agencies», poussées elles-mêmes par l&#8217;impitoyable objectif du libre marché de réaliser des profits à outrance;</li>
<li>- un Etat administré par une fonction publique compétente, impartiale, dévouée et décemment rémunérée.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Tout au long de l&#8217;histoire contemporaine, le LSAP a toujours plaidé au Luxembourg pour une équitable répartition des richesses et pour une justice sociale. Le LSAP entend continuer dans cette voie. Sans vouloir renier l&#8217;économie de marché, il ne faut pas hésiter à tracer des limites aux cartels spéculateurs qui jonglent avec les milliards, ne reposant sur aucune valeur tangible. En parallèle, l&#8217;Etat doit explorer diverses pistes et concrétiser son action dans plusieurs domaines :</p>
<ol style="text-align: justify;" type="1">
<li>Les acquis sociaux, pour lesquels le LSAP s&#8217;est engagé si fortement, doivent être maintenus. Les dépenses relatives à la santé, aux pensions, à l&#8217;enseignement, pour ne citer que celles-là, ne peuvent se prêter à marchandage et doivent être maintenues dans leur intégralité ;</li>
<li>La fonction publique, dont nous pouvons être fiers au Luxembourg, en raison de la qualité des services qu&#8217;elle prodigue à nos concitoyens, doit non seulement se maintenir à son niveau actuel, mais doit aussi ouvrir largement ses portes pour accueillir ceux qui sont son restés sur le carreau, en raison des coups de boutoir de la crise. N&#8217;oublions pas, non plus, qu&#8217;il existe de nombreux départements de l&#8217;Etat qui souffrent d&#8217;un manque évident de personnel pour répondre à la demande de services toujours croissante et justifiée de la société dans laquelle nous vivons.</li>
<li>Le modèle économique luxembourgeois tire une autre fierté de sa décision, maintes fois renouvelée, d&#8217;adapter les salaires au coût de la vie; il ne faut pas se laisser séduire  par ceux qui jouent les Cassandre, en faisant de l&#8217;abolition de ce système un retour à la croissance.<br />
La crise engendre, nous l&#8217;avons dit, chômage et dans sa foulée baisse du pouvoir d&#8217;achat, dont pâtissent également les PME. Il faut par conséquent se porter fort pour une politique salariale visant le maintien du pouvoir d&#8217;achat à un niveau acceptable.  Ajoutons à cela un interventionnisme de l&#8217;Etat pour lancer ou hâter les programmes d&#8217;investissements, et nous réussirons à atténuer les effets de la crise.</li>
<li>Pour les plus défavorisés de notre société (n&#8217;oublions pas que selon la Chambre de travail, 14% de notre population est considérée comme étant exposée au risque de pauvreté),  des mesures spécifiques doivent être prises, notamment dans le domaine du logement (augmentation des subventions d&#8217;intérêts, création d&#8217;une agence immobilière publique, promotion du logement social et de modèles de location-achat, introduction de subventions à la location&#8230;) et pour aider ceux qui souffrent d&#8217;un surendettement.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Tel qu&#8217;esquissé ci-dessus, le programme de l&#8217;Etat nécessite l&#8217;apport de fonds substantiels.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;opposé d&#8217;autres partis politiques, le LSAP ne prône pas un allégement des impôts. Bien au contraire! Il faut se défaire de cette frilosité qu&#8217;ont trop de gens lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de donner  davantage de responsabilités et de moyens financiers à l&#8217;Etat.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les pays nordiques, par exemple, la solidarité devant l&#8217;impôt est très développée, ce qui a permis aux Etats concernés de mener une politique sociale active, notamment dans le domaine d&#8217;une prise en charge de la petite enfance, d&#8217;une concrétisation de l&#8217;égalité des chances, d&#8217;une réinsertion professionnelle et par dessus tout dans le domaine de l&#8217;éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;électeur qui pourra s&#8217;identifier à cette véritable politique volontariste d&#8217;un Etat fort, votera le 7 juin pour le LSAP, le seul parti dans la campagne électorale ayant une vision concrète de l&#8217;avenir de notre pays.</p>
<p align="center"><strong>Yves Cruchten<br />
</strong>Vice-Président du LSAP</p>
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